accueil    P'Silo    festival    production    vidéothèque P'Silo    échanges    liens    newsletter    mobile    contact    logo
——————————————————————————————————————————————————————————————————————————————
édition 2017      inscription      règlement      organisation      partenaires      lieux      info pratiques      surlaroute      archives









édito
calendrier / tarifs

film
films inscrits
sélection
vidéothèque P'Silo

programmation
soirée d'ouverture
soirée de clôture
pr. espace
pr. identité
pr. long
pr. mouvement
pr. perception
pr. sens
pr. temps

événement
Espaceculture
ARTE Creative

pro / presse
accréditation
presse

galerie
bande annonce
visuel
photo
vidéo





INSTALLATION VIDEO Suppléments d’âmes
d'Emmanuelle Sarrouy & Jean-Paul Noguès
du 6 juin au 23 août 2014, toutes les nuits à partir de 21h
projection visible depuis La Canebière sur les fenêtres du 2e étage de l'Espaceculture

le 6 juin, 20h
vernissage avec une lecture d'Emmanuelle Sarrouy

Espaceculture 42 la Canebière / 13001 Marseille tél. 04 96 11 04 60




Description de l'œuvre
Suppléments d'âmes est une oeuvre qui de façon très contemporaine allie plusieurs disciplines artistiques : la littérature, la danse et l'art vidéo. C'est d'abord un texte évoquant comment un corps peut porter et revendiquer une idée et la sublimer. Ensuite, c'est par la danse que cette idée est incarnée : dans la pénombre, une danseuse qui n'est visible que par la projection vidéo d'images sur son corps. Des images de tracés lumineux qui virevoltent pour dessiner sa silhouette en mouvement. Et créer une vision poétique et magique. Dans ce dispositif nocturne à l'Espace Culture, cette silhouette dansante apparaîtra à la fenêtre centrale du 2e étage, tel un locataire surnaturel. Sur les deux autres fenêtres du 2e étage, s'inscriront les mots du texte que la danseuse évoque. Cette installation vidéo est destinée à interpeller le promeneur des nuits estivales. Il permet de faire sortir l'art des galeries et des musées et d'aller à la rencontre des marseillais et des visiteurs de façon inattendue et ludique. Proposer un temps de pause dans la course quotidienne des passants, un moment suspendu de poésie visuelle.

Note d'intention
L'émotion créatrice qui soulevait ces âmes privilégiées,
et qui était un débordement de vitalité, s'est répandue autour d'elles :
enthousiastes, elles rayonnaient un enthousiasme
qui ne s'est jamais complètement éteint et qui peut toujours retrouver sa flamme.
Henri Bergson in Les Deux Sources de la morale et de la religion, 1932

Exposer, projeter, c’est mettre en avant, jeter avec force au devant de soi. Mettre en action, en mouvement dans un espace/temps qui devient « autre » et permet par sa transformation d’ « envisager autrement ». Le portrait et ses multiples facettes, comme une performance de nos miroirs intimes pour dire le monde autrement.
Il y a cette idée que nous poursuivons, chacun à notre manière, de creuser, chercher dans le mouvement, les corps, la matière et la lumière notre part d’humanité (en perpétuel devenir). Résistante, persistante, brillante. Comprendre (au sens de prendre avec). Travailler le portrait dans le mouvement et l’immobilité, dans la présence immanente, l’apparition et la disparition, des corps humains et animaux, dans la relation du texte à l’image et de l’image au texte, dans la fulgurance de l’idée.
Portée aux nues, amoureusement. Car il s’agit toujours d’un élan, d’une pulsion, un chant vital porté par les vibrations, les ondes et le souffle musical. Une étincelle magique s’empare des gestes et des regards et nous entraine dans une danse qui porte la mémoire des hommes et leur devenir.
Suppléments d’âmes
Des films comme des portraits d’humanité
Car l’amour est le véritable moteur de l’action
Car nous venons chaque jour au Monde
N’attendons plus ce petit quelque chose en plus qui tend vers l’action créatrice
Ce supplément d’âme
Un élan, qui nous traverse et nous engage
Saisissons-le à bras le corps, amoureusement
Agissons poé(li)tiquement encore et toujours
Car jamais nous ne serons soustraits au Monde
Nous le voudrons meilleur, infiniment
L’âme et les corps embarqués en poétique
Pour tenter de défendre une certaine idée du monde…


Emmanuelle Sarrouy texte
Née en 1968 à Lausanne, Suisse, Emmanuelle Sarrouy vit et travaille à Marseille.
Elle passe son enfance au bord de la Manche à Dieppe, en Normandie. Après une année à l’École des Cadres à Paris, arrivée en Provence en 1988, entre Marseille, Aix, Cassis et Lourmarin, elle suit des études d'anglais et de cinéma, et soutient une Maîtrise d’Études Cinématographiques sur le film gore des années 80 avec Nicole Brenez en 1993. Elle est d’abord traductrice de scénarii de dessins animés, régisseuse de cinéma, puis directrice de casting, ainsi que programmatrice de courts-métrages expérimentaux au Festival Tous Courts d’Aix-en-Provence.
Elle réalise depuis 2000 des vidéos et installations qui sont montrées dans de nombreuses manifestations internationales dont les festivals Cinémas Différents (Paris), Vidéoformes (Clermont-Fd), Instants Vidéo (Marseille), Images Contre Nature (Marseille), Hambourg (Allemagne), Printemps des Poètes (Paris), Videopoésia (Buenos Aires), Zebra Poetryfilm (Berlin), Festival du Film d’Aubagne, et à la Cinémathèque Française (Paris).
Membre du Collectif Jeune Cinéma, elle fonde en 2007, en collaboration avec Jean-Paul Noguès, la société de production de films Endogène.
Auteur depuis toujours, Emmanuelle publie de nombreux articles sur le cinéma et le cinéma expérimental, notamment dans Admiranda, Repérages, Simulacres, Exploding, Les Inrockuptibles, La Marseillaise, et est correspondante pour Le Technicien du Film de 2002 à 2004.
En 2003, elle co-écrit un ouvrage sur les séries télévisées, Nos Séries cultes. En 2005, elle participe à l’écriture du livre sur le film collectif Paris, je t’aime, et collabore en 2010 au livret du DVD – Sylt, le pays où la terre recule de Samuel Bester. Elle sort en 2011 un livre-témoignage, long poème du tremblement, sur Haïti et l’aventure de l’adoption intitulé Séisme(s).
Grande adepte du métissage de toutes sortes, elle pratique l'hybridation des formes et le mélange des genres. Emmanuelle Sarrouy flirte depuis toujours avec le journal intime, la compilation/collection, l'archivage, la récupération, les petites formes, la poésie… Elle travaille régulièrement sur le portrait et l'hybridation entre l'homme et l'animal, qu'elle nomme Humanimalité, l'homme et la nature, qu'elle nomme Humanaturalité.
email


Jean-Paul Noguès mise en scène et réalisation
Né à Marseille en 1967. Vit et travaille à Marseille.
Jean-Paul Noguès touche sa première caméra en 1975 en étant cadreur pour un film Super 8 de fin d'année de CE1 ! Bassiste dans divers groupes de rock locaux entre 1988 et 1995, il suit des études de cinéma à Aix-en-Provence (Université de Provence I) où il soutient une maîtrise sous la direction de Nicole Brenez en 1993, intitulée "La représentation du rock au cinéma de 1970 à 1981".
Régisseur sur des tournages de films, il devient sélectionneur pour la compétition internationale de courts-métrages du Festival Tous Courts (Aix-en-Provence) pendant près de dix ans, où depuis 2001, il programme (avec Emmanuelle Sarrouy) des séances de cinéma expérimental. Il en sera le président de 2008 à 2012.
A l’aube du XXIème siècle, Jean-Paul Noguès passe à la réalisation. Ses films à caractère expérimental traitent d’amour, du corps, et de l’intime. Ils travaillent la figuration et l’abstraction du corps de la femme, du corps de l’homme dans leur quotidien, entre terreur et passion.
Parmi de nombreuses projections ses films ont été présentés aux festivals Cinémas Différents (Paris), Côté Court (Pantin), Vidéoformes (Clermont-Fd), Tous Courts (Aix-en-Pce), Oberhausen (Allemagne), Rotterdam (Pays-Bas), Instants Vidéo (Mar del Plata, Argentine), Images Contre Nature (Marseille), Arrêts sur Images (Charleroi, Belgique), Underground Lausanne (Suisse), Extreme Love autour de Philippe Grandrieux (Tokyo, Japon) et à la Cinémathèque Française (Paris). Membre du Collectif Jeune Cinéma.
email


Emilie Garetier interprétation
Née à Marseille en 1988. Vit et travaille à Marseille.
De 2002 à 2006, Emilie Garetier fréquente le Conservatoire National de Danse d'Avignon en horaires aménagés et obtient en 2006 le baccalauréat Littéraire Option Art Danse avec Mention au Lycée Mistral d'Avignon.
Entre 2007 et 2011, elle suit plusieurs formations au Ballet Junior de Genève (Direction Artistique Sean Wood et Patrice Delay) et dans divers workshops avec les Compagnies Rosas (Anne Teresa de Keersmaeker), The Forsythe Company, Ultima Vez (Wim Vandekeybus) et Batsheva Company (Ohad Naharin). Elle sera danseuse et figurante dans « Big 3rd episode - Happy End » Superamas au Festival IN d'Avignon.
En 2011, elle est danseuse pour la Compagnie Alias de Genève (Chorégraphe Guilherme Bothelo) et part en tournée au Brésil.
De retour a Marseille, elle est danseuse figurante dans Cléopâtre de Jules Massenet à l’Opéra de Marseille, puis elle entre à partir de 2012 dans la Compagnie Kelemenis & Cie (Marseille) et au Zemmour Ballet (Marseille).


2017

2016

2015

2014

2013

2012

2011

2010

2009

2008

2007

2006

2005

2004

2003

2002

2001